Barheïn: Nabeel Rajab condamné à 3 ans de prison pour rassemblement illégal.

Le 16 août 2012, Nabeel Rajab, président du Bahrain Centre for Human Rights et Directeur du Gulf Centre for Human Rights a été condamné à trois ans de prison pour rassemblement illégal.


Chronologie


Barhein: Nabeel Rajab

15 juillet 2005    Nabeel Rajab et d’autres manifestants sont battus lors d’une manifestation pacifique du Comité des Sans-emplois, rendant nécessaire son hospitalisation pendant 2 semaines.

Il subit de nombreuses menaces, agressions, campagnes de dénigrement…

20 mars 2011     Un groupe de 20 à 25 hommes fait irruption à son domicile. Il est jeté dans un van où il est frappé, menacé, injurié et est conduit dans un lieu de détention du gouvernement. Après un bref interrogatoire, il est relâché.

5 mai 2012    Arrêté à l’aéroport de Manama à son retour du Liban. La première audience à lieu dès le lendemain, 6 mai, où il est inculpé par la « Cour d’Assises de 1° Instance de Manama » de « participation à une assemblée illégale » et « appel à manifester sans annonce préalable », il dut également faire face à la charge rajoutée « d’insultes envers un organe de l’Etat » à travers Twitter et les réseaux sociaux.

Il refuse de participer à son procès car il considère le système judiciaire du Bahreïn comme un « outil » au service du gouvernement contre les défenseurs des droits de l’Homme, de la démocratie et de la justice.

 Il ne sera libéré sous caution que le 28 mai.

6 juin 2012       Arrêté officiellement pour « diffamation » à travers des posts sur Twitter, envers des citoyens Bahreïnis sunnites. Il est arrêté au lendemain d’une interview sur Al-Jazeera ou il critique le manque de réformes et la continue violation des DH par le Bahreïn.

Il est libéré sous caution le 27 juin et il dût payer une amende de 300 dinars Bahreïnis (l’équivalent de 600€).

9 juillet 2012      Il est arrêté chez lui et condamné le jour même par le 5° tribunal pénal de 1° instance de Manama à 3 mois d’emprisonnement, pour les charges du 6 juin concernant les Twits sur le Premier Ministre.

Les mauvais traitements en prison sont continus.

16 août 2012      Il est condamné a 3 ans d’emprisonnement, 1 an par charge retenue contre lui (« pratiques illégales, incitations à attroupement, et appels à manifestation non autorisée par l'intermédiaire de réseaux sociaux », « participation à assemblée illégale », et « participation à un rassemblement illégal et appel à manifester sans notification préalable »).

Il est placé en isolement dans la prison de Jaw, et a eu droit, le 20 août, d’appeler sa famille pendant 2 minutes.

Sa femme lui rend visite le 4 septembre 2012 et constate que son mari subit des traitements dégradants et humiliants physiquement. Il doit se dévêtir pour subir des fouilles, il est seul dans sa cellule d’où il ne peut sortir, n’ayant aucune notion du jour et de la nuit, de plus, Najab affirme qu’un chat mort est placé dans sa cellule.

27 septembre 2012   La Cour d’Appel refuse de libérer le défenseur des droits de l’Homme, malgré le fait que de fausses vidéos montrent Nabeel Rajab, lors des manifestations de janvier 2012, appeler à la violence. Le procès est reporté au 16 octobre.

5 Octobre 2012    Nabeel Rajab entame une grève de la faim, suite à la décision des autorités de la prison de ne pas le laisser assister aux funérailles de sa mère.

16 octobre 2012   Son audience a été reportée au 8 novembre 2012, mais le juge a refusé de le libérer et n’accepte pas les témoins de la défense, selon son avocat Mohamed Al Jishi.

8 Novembre 2012  La Cour d’Appel a de nouveau refusé la mise en liberté provisoire de Nabeel Rajab. Les témoins internationaux de la défense se sont vus refuser l’accès au tribunal, et la défense n’a pas reçu à temps les preuves de l’accusation. L’audience a été ajournée au 11 décembre 2012, le verdict est attendu à cette date.

11 décembre 2012          Peine de prison réduite à 2 ans

24 mai 2014: Libération de Nabeel Rajab



Missions d'urgence