Turquie: Filiz Kalayci, Assan Anlar, Halil Ibrahim, Vargün, et Murat Vargün

Le Réseau Avocats Sans Frontières exprime sa profonde préoccupation concernant le procès pénal ayant lieu à Ankara à l’encontre de quatre avocats, membres du Barreau d’Ankara.


Turquie - Filiz Kalayci

Mme Filiz Kalayci, M. Hasan Anlar, M. Halil Ibrahim Vargün et M. Murat Vargün, avocats au Barreau d’Ankara ont été arrêtés en mai 2009 par l’Unité anti-terroriste de la police d’Ankara. Ils ont été mis en liberté après quelques jours, mais Mme Filiz Kalayci a été arrêtée de nouveau fin mai 2009 et a retrouvé la liberté seulement en janvier 2010. Ils sont tous accusés d’appartenance et d’assistance à une organisation illégale. Ils sont tous impliqués dans la défense des droits de l’homme et sont connus comme défenseurs des droits de l’homme.

Le procès s’est ouvert en septembre 2009 devant la 11e Cour pénale spéciale d’Ankara. En janvier 2011, Mme Filiz Kalayci a obtenu la permission de se rendre à l’étranger et est partie en Autriche en visite chez ses parents. M. Murat Vargün a également obtenu la permission de se rendre en Allemagne pour des raisons familiales. La dernière audience a été tenue, en leur absence, le 6 octobre dernier. Les deux autres accusés M. Hasan Anlar et M. Halil Ibrahim Vargün étaient présents. Lors de cette audience, l’accusation a requis la condamnation de tous les accusés. Elle a également demandé que tous soient punis conformément à la loi en application des articles 314/2 du Code pénal et 5 de la Loi contre le terrorisme. Ils encourent une peine de prison entre 6 et 15 ans. 

Les plaidoiries de la Défense sont prévues pour le 2 décembre 2011.

Les charges contre les quatre membres du Barreau d’Ankara sont principalement fondées sur les contacts qu’ils avaient avec leurs clients, membres d’une organisation considérée comme illégale par les autorités turques. Les contacts que les avocats avaient avec leurs clients entraient dans le cadre de leurs devoirs professionnels et ne montrent aucune action ou intention illégale. De plus, certains témoins, entendus par la police, ont retiré devant la Cour leurs déclarations initiales en déclarant qu’elles étaient faites sous menaces et pressions.  



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